La famille noble d'Orvin
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Quiquerez est à notre connaissance le seul auteur qui ait tenté
d'établir la généalogie et l'histoire de la famille noble d'Orvin ou
d'Ulvingen, comme elle s'appelait alors, le nom d'Orvin ne faisant son
apparition dans les documents qu'en 1393. Il n'a d'ailleurs pu le faire
que d'une manière bien sommaire. Voici ce qu'il en dit dans ses
"Châteaux de l'évêché de Bâle", 2ème partie, p. 471-72, manuscrit
appartenant à la Bibliothèque de l'Université de Bâle. Il ne reste aucun vestige du château; la tradition lui assigne seulement une place sur une colline à l'ouest de l'église, dans une position dominant le village et la vallée. Ce ne pouvait être qu'une de ces maisons fortifiées, avec une ceinture de murs et de fossés. Son voisinage de l'église, déjà citée en 866, nous fait penser que les évêques de Bâle étant devenus souverains de cette contrée en 999, comme faisant partie des domaines de l'abbaye de Grandval, érigèrent de bonne heure un château en ce lieu pour y loger un administrateur ou châtelain. Dès les premières années du 13ème siècle, on rencontre dans les documents des membres d'une famille noble d'Ulvingen. Ils figurent surtout parmi les vassaux nobles des comtes de Neuchâtel et quoique selon toute apparence ils aient tenu leur manoir en fief de l'église de Bâle, ils n'en étaient pas moins liés féodalement pour d'autres biens aux comtes dé Neuchâtel. Cette famille possédait une maison à Nidau et des terres et revenus sur les deux versants du jura, de Bienne au val de Saint-Imier. Après la fin du 14ème siècle, les nobles d'Orvin disparaissent, d'où l'on peut admettre que cette famille s'éteignit alors. Déjà dans ce même siècle, elle ne possédait plus aucune juridiction dans cette petite seigneurie. Dans le rôle des franchises d'Orvin, en 1352, scellé par un noble d'Orvin et plusieurs autres, il n'y a plus trace de leur château. Ils l'ont probablement abandonné pour aller habiter à Nidau près du comte leur suzerain. Cependant à leur extinction, le fief noble fut transféré aux nobles d'Orsans qui portaient déjà celui de Rondchâtel, mais il n'est plus fait mention du château. Les renseignements suivants complètent ou rectifient ceux donnés par Quiquerez. Il est à remarquer d'abord que cette famille ne possédait qu'une partie du territoire d'Orvin et n'exerçait probablement pas de droit de juridiction ailleurs que sur ses terres propres. Ensuite, Quiquerez fait certainement erreur en représentant les d'Orvin comme des châtelains des évêques de Bâle. Ils ont été, dès leur origine, des barons, c'est-à-dire des francs-seigneurs, ayant à Orvin des biens et des gens taillables. Il est vrai que les droits de l'évêque l'emportaient sur ceux du baron. La preuve qu'ils étaient des francs-seigneurs, propriétaires, c'est qu'en 1278, ils donnent à l'abbaye de St-Jean de Cerlier, des terres situées à Orvin. Ceci ne les empêchait pas, naturellement, de tenir en fief les terres du prince - évêque situées sur le territoire d'Orvin et il est probable qu'ils détenaient toutes celles qui, plus tard, à l'extinction de leur famille, vers le milieu du 14ème siècle, passèrent à la famille d'Orsans de Rondchâtel. La limite de ces terres est indiquée dans le "Grand dixme d'Orvin" de 1594; elles comprenaient une bonne partie du territoire de cette seigneurie. Les nobles d'Orvin étaient donc tout à la fois:
Les informations ci-dessus sont tirées de "La Seigneurie d'Orvin".Imprimée une première fois à La Chaux-de-Fonds par l'imprimerie Courvoisier en 1923, elle le fut une deuxième fois par la courtoisie de M. Eric Ferrat, Litho Prestige à Drummondville au Québec, Canada en 1980. |


