XVIIIe et XIXe siècles à Orvin
| XVIIIe siècle L’histoire orvinoise commence réellement à nous être mieux connue. C’est un siècle décisif. D’un point de vue négatif d’abord, il est marqué par une série d’incendies qui ravagent le village (1724, 1754 et 1801) ainsi que par la fin de l’ancien Evêché de Bâle (1798) au sein duquel Orvin avait plus ou moins conservé son "indépendance" de petite seigneurie. Positivement, si l’époque n’est pas florissante (les comtes de la commune, commencés en 1757, le montrent bien), elle est toutefois celle des grandes constructions: celle de l’Eglise actuelle (1722/1736) de style baroque "campagnard" et l’un des joyaux architecturaux de la région; époque aussi de la (re-)construction du "vieux village" actuel à la suite des incendies, village classé historique par la Confédération. C’est aussi la période faste de l’"honorable compagnie de la bannière", sorte de corporation militaire locale qui se constitue alors un véritable domaine foncier sur la base de ses "manipulations" financières (cf. P.-O. Léchot, "1649-1852: deux siècles de l’"honorable compagnie de la bannière" d’Orvin, Actes SJE, 1999). XIXe siècle Avec le siècle de la Révolution industrielle, Orvin va, peu à peu, commencer à s’ouvrir au monde, mais lentement! Si plusieurs Orvinois désertent le village pour émigrer, ceux qui restent voient les choses changer: augmentation de la population et premières esquisses de la démocratie helvétique avec pour Orvin la séparation de la commune et de la bourgeoisie dès 1854. La personnalité forte de l’époque est le pasteur Louis Daniel Morlet (exerçant à Orvin de 1837 à 1873), grand partisant de l’orthodoxie réformée et fervent défenseur du conservatisme tant politique que religieux. |


