De sa première origine La Chaux-de-Fonds, la famille Leschot s'est
séparée en plusieurs branches. Nous connaissons actuellement les
familles suivantes.
- Les Leschot de La Chaux-de-Fonds, ville d'origine
- Les Leschot originaires La Ferrière, village bernois
situé à l'est de
Chaux-de-Fonds
- Les Leschot originaires de Genève, ville
internationale
- Les Léchot originaires d'Orvin, village bernois situé
au nord de
Bienne
Il y aurait beaucoup à explorer puis à écrire sur ces différentes
branches; mais nous nous bornerons à rapporter ici quelques lignes
concernant la vie de Jean-Frédéric Leschot (1746-1824):
Après une triste enfance (orphelin de mère), Pierre Jacquet-Droz le
prit en apprentissage. Il fut un horloger de génie et participa à la
construction de leurs pendules à musique, à l'exécution d'ingénieux
membres artificiels (prothèses de membres articulés), ainsi qu'à la
construction des androïdes de Jacquet-Droz. Dès 1782, Jaquet-Droz fils
et J.-F. Leschot formèrent une association qui dura jusqu'à la mort
prématurée du premier, en 1791. Leschot suivi son associé à Londres, où
les appelaient de fortes relations horlogères et commerciales. En 1784,
à la suite de la maladie de Jaquet-Droz, ils s'établirent à Genève à la
rue du Rhône. La réputation de Leschot était grande à Genève et en
1787, il y fut reçu bourgeois d'honneur. La Société des Arts, qui
regroupait l'élite scientifique, technique et économique de Genève,
l'associât à ses travaux et il fut membre du comité de la société. Très
peu de temps avant la Révolution française, probablement au début de
1789, il fut à Paris où il exposa des automates. Pendant la dernière
partie de sa vie (1791-1814), il se borna à introduire des variantes
dans les modèles de la maison Jacquet-Droz et Leschot. Le développement
de l'industrie horlogère au quadruple point de vue technique,
artistique industriel et commercial lui doit beaucoup.
J.-F. Leschot épousa en 1786 à St.-Imier, Susanne-Catherine Himely,
fille du Dr Barthélémy Himely de la Neuveville, médecin à Saint-Imier.
Deux de ses fils pratiquèrent l'horlogerie: Henri-Frédéric, né en 1788
et Georges-Auguste né en 1800.
Henri-Frédéric Leschot fut, à en croire certains auteurs, l'énigmatique
compagnon de dauphin de France, Louis XVII, dont il aurait partagé les
vicissitudes à Genève, à la Neuveville, à Spandau et ailleurs encore.
On retrouve cette même affirmation dans le livre de Paul F. Macquat
(Paul F. Macquat, Le Fils de Louis XVI en Suisse, Paris, Daragon,
1922). Henri-Frédéric était horloger et les partisans du dauphin
affirment qu'il fut le maître d'apprentissage de ce dernier. Sa
destinée demeure obscure mais les tenants de la cause Naundorff s'y
rattachent encore.
George-Auguste Leschot son frère cadet (1800-1884) se distingua dans la
fabrication des échappements à ancre, des machines-outils pour
l'horlogerie et acquit une notoriété universelle grâce à sa découverte
de la perforation des roches dures au moyen de tarières à couronne
garnie de diamants noirs. Cette invention mise au point avec la
collaboration de son fils Rodolphe, fut brevetée en 1862. La
perforation, système Leschot, facilita le percement de nombreux tunnels
et entre autres celui du Gothard.
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